Il est ce que vous redoutez le plus, ce que vous craignez la nuit, le jour. Il est en vous, vous êtes né dedans. Vous existez grâce à lui, il fait de vous qui vous êtes. Il vous dirige, vous commande, il a parfois les pleins pouvoirs sur vous.

Il est les pires sentiments, les plus paradoxales. Il vous hante la nuit, vous provoque des suées. Il fait battre vos coeurs, il vous provoque la nausée. 

 

Il est impétueux, égoïste, seul, plusieurs, réciproque, adulte, enfant, doux, fou. Il est précieux, insolant, arrogant, méchant, mesquin, provoqué, volontaire, soumis, incertain. Distant, proche, au coin de votre rue. il est là -Haut. 

 

Cependant, tous les jours que Dieu, nous marchons dessus, le piétinons. Nous n’avons plus aucun respect pour lui. Il nous dépasse. Nous le tuons, l’enterrons, l’oublions. il ne fait plus partie de nos codes, et quand une bombe tombent nous le sortons de nulle part. Nous l’accrochons à nos fenêtres, nos maillots, nos portes, nos voitures, nos slogan.

 

Mais alors regardons-nous. Nous sommes des milliards ici, et nous sommes des incapables. Des traîtres, des dealers de sentiments. 

 

Mais qui aujourd’hui peut vendre l’Amour à ce si bas prix ?

 

AMOUR. Merde. 

 

Ce qui rythme vos vies le matin, la main que vous serrez, le coeur que vous faites battre. Le nom que vous empruntez, le nom qu’il vous donne. Le serment que vous prononcez les actes que vous vous engagez à respecter. l’Amour que vous adoptez.

 

Le sourire des enfants, la joie, la vie. Le regard d’un nouveau-né, le premier cri d’Amour.

 

Le ciel que vous regardez, les anges que vous ne cessez d’oublier, vos gens partis trop tôt qui ont emporté avec eux un bout de vous, L’Amour.

 

Vos prières, vos 6 prières, votre religion. Votre Dieu. L’Amour dans vos livres sacrés.

 

La main que vous tendez, l’affection que vous partagez. 

 

Vos mères, vos pères, vos voisins, vos amis, vos soeurs, vos frères. Votre famille ce qui fait qu’aujourd’hui VOUS vivez. L’air dans vos poumons, l’espoir que vous portez en vous. Le sourire qui vous répond. 

 

Les papillons dans le ventre, la machine à laver quand vous le regardez. L’excitation, le sexe, l’envie. 

 

Les dangers que vous bravez chaque jour, pour y arriver. le refus des autres que vous adoptez, avec lequel vous composez chaque jour, le regard des autres, la force que vous trouvez pour les combattre. 

 

La maladie, les épreuves, le temps, les années de vie passées trop vite, vos regrets, vos souvenirs. Votre jeunesse. Vos enfants, vos petits-enfants. 

 

Les videos souvenirs, les vacances, le temps où il n’y avait que le soleil. Les fous rires, les instants magiques, les instants de vie.

 

L’épaule, le soutien, le courage, l’ambition.

 

J’aime. J’aime à crever. Mon corps dégueule d’amour, je me goinfre d’amour, je pue l’amour, je crève d’amour. Je respire de l’amour. je mourrais d’amour, jusqu’au bout. j’ai un coeur mou, un coeur sentimental, un coeur qui s’accroche, un coeur qui aime. Un coeur qui fait qui je suis, un coeur qui saigne qui vit. Un coeur en forme de coeur. 

Un coeur qui ne connait aucune différence aucun préjugé aucun débordement. J’aime mon monde tel qu’il est j’aime la vie que j’ai mené, que je mènerai. j’aime mes défauts, j’aime les vôtres aussi. 

Et au plus je grandis, au plus j’aime la vie. J’aime Salifou, j’aime ma mère et mon père et si parfois mon coeur saigne de ne pas être comprise, et si parfois, ma vue est troublée par tant d’eau dans mon regard, j’arrive toujours à aimer leur façon de me protéger et j’aime ma façon de vouloir rendre tout le monde heureux. 

 

Je vous aime. Vous, qui me connaissez. Et vous, que je ne connais pas. J’aime le Monde entier.

 

Je sais conjuguer ce verbe. Je conjugue l’Amour.

 

 

Et vous ?